Réactions très positives après le premier Championnat de France Blind Karting

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En première mondiale, le Championnat de France Blind Karting qui s’est déroulé du  26 au 29 août 2026  sur le circuit international Lucien Lebret d’Anneville Ambourville a prouvé que l’initiative lancée par Martin Baron pouvait déboucher sur une grande réussite et ouvrir de nouveaux horizons pour le Cécikart en France. 

L’émotion était réelle et partagée par tous en cette fin de semaine dernière à Anneville. En premier lieu c’est du côté des compétiteurs que la joie était la plus palpable. A peine sortis de leurs karts, les 7 pilotes ne pensaient déjà qu’à reprendre le volant. Le niveau général a même surpris l’instigateur du projet qui déclarait à l’arrivée : « On est tous Champions ! », même si c’est bien lui, Martin Baron qui a remporté le titre au terme d’une longue bataille face à Thomas Samyn. Antony Dos Santos assurait la 3e position finale. 

Il n’est pas évident de se rendre compte depuis l’extérieur du niveau de concentration nécessaire aux pilotes déficients visuels. Ce sport est vraiment épuisant, car il ne laisse aucun répit aux compétiteurs qui doivent réagir sans délai aux impulsions sonores qui les guident. S’il y a eu quelques sorties de piste, elles ont été sans conséquence et ne reflétaient que la hauteur de l’attaque et la volonté de se surpasser. Star montante du sport automobile français, Victor Martins a tenté l’expérience de piloter lui aussi sans visibilité. Malgré son expérience et son talent, cela n’a pas été simple : « J’ai eu beaucoup de mal à résister à l’envie de relever la visière pour jeter un coup d’oeil sur la piste. Ces gars sont incroyables ! ». Présent lui aussi à Anneville, le pilote de F1 Isack Hadjar s’est montré également très admiratif. 

Des échanges constants avec les organisateurs et la direction de course ont permis d’adapter au mieux le déroulement de la compétition et tout s’est finalement très bien passé. Les entraînements essentiels pour maîtriser à la fois le système de guidage et le tracé du circuit ont porté leurs fruits avec des écarts moins importants que prévu entre les compétiteurs. Pour un débutant, il faut compter au moins 4 ou 5 journées de roulage avant de commencer à contrôler un Cécikart. C’est un point crucial pour envisager l’avenir de la discipline. Le Blind Karting a déjà trouvé sa place au sein de la Fédération Française du Sport Automobile avec l’agrément d’un matériel spécifique de positionnement pour le kart et l’accès à une licence adaptée. L’organisation d’une épreuve fédérale constitue également un point important pour la médiatisation et l’avenir de ce sport. 

Le développement du Blind Karting a besoin de bénévoles formés aux particularités de la discipline comme les spotters qui ont accompagné le Championnat de France. Discrets et concentrés, ils jouent un rôle fondamental lors de toute séance de roulage en Cécikart afin de fournir par radio les informations nécessaires à la sécurité et répondre aux demandes des pilotes. La mobilisation de formateurs sur tout le territoire selon le même principe que celui des Ecoles Françaises de Karting contribuerait grandement à la progression de la pratique du Blind Karting en France. Les pilotes et le spotters présents à Anneville remercient d’ailleurs chaleureusement la FFSA et le Directeur Technique National Christophe Lollier pour leur écoute bienveillante et leur soutien dans cette aventure. 

Premier Champion de France Blind Karting Martin Baron sera invité lors des Trophées du Sport Automobile en fin d’année. D’ici là, un test est prévu avec le Champion au volant d’un kart du Championnat de France Junior de la FFSA Academy. Pionnier de la discipline à travers son association Accessi Méca Sports, il espère pouvoir compter sur de nombreux relais dans toute la France pour accélérer le développement du Cécikart en vue de l’édition 2027 du Championnat. 

Communiqué Pôle Presse FFSA / Photos KSP